Paris, le 18 novembre 2016
La révolution numérique bat son plein dans le secteur de la promotion, de la construction et de l’exploitation immobilières. Le BIM (Building Information Model ou maquette numérique du bâtiment) est un document 3D qui fait de plus en plus parler de lui. Cette maquette, qui est une évolution incontournable, ne remplace pas la conception d’un projet. Elle l’accompagne. Elle permet de le définir plus précisément ; elle quantifie ses composantes selon une approche multicritères ; elle synthétise tous les éléments de contraintes ; elle capitalise enfin, de projet en projet, sur les retours d’expérience tout en mettant en exergue les apports de chacun d’entre eux.
Le BIM serait-il le nouvel « Esperanto » du secteur du bâtiment ? Il en présente toutes les caractéristiques en tous les cas, en facilitant, les échanges et la communication autour d’un projet de construction.
Du « Zéro carbone net » au « Zéro artificialisation nette »
Le BIM est né un peu avant les années 2000. En projetant et en mesurant les impacts des orientations architecturales sur la consommation d’énergie, le choix des matériaux, l’usage du bâtiment et ses coûts de construction et d’exploitation, il a permis au secteur de viser l’objectif « Zéro carbone net ».
Cà ! C’était avant.
Aujourd’hui, les constructeurs ont intégré que le bâtiment s’inscrivait dans un quartier, et qu’il fallait à ce titre enrichir la réflexion de dimensions urbanistiques, d’impact sur l’air, sur l’eau, sur le climat local et sur la biodiversité.
Ce faisant, ils ont pris conscience que l’extérieur du bâtiment était aussi important que l’intérieur et qu’à l’objectif « zéro carbone net » venait s’adjoindre l’objectif « zéro artificialisation nette ».
Tout savoir sur le « Zéro artificialisation nette »
L’artificialisation des sols est la 2ème cause du dérèglement climatique et la 1ère cause de perte de la biodiversité. Réduire l’artificialisation du foncier, c’est augmenter l’attractivité du territoire, réduire la résilience du foncier, protéger la ressource et diminuer les coûts de compensation.
C’est toute l’ambition que porte le logiciel ProfilBiodiversité que nous avons créé il y a 5 ans. aN est le premier outil d’optimisation en temps réel de l’organisation d’un territoire foncier qui propose d’agir sur les 5 leviers de la valorisation du potentiel écologique. Il invite les entreprises et bureaux d’études, gestionnaires de foncier, à poursuivre 5 objectifs intermédiaires au « Zéro artificialisation nette » :
- Zéro perte de sol nette
- Zéro perte de biotope nette
- Zéro appauvrissement du végétal net
- Zéro intrant
- Zéro rupture de connectivité nette
Nous avons ainsi créé le BIM de l’aménagement, petit frère du BIM ! L’un et l’autre participent d’une nouvelle ère du bâtiment. Désormais, pour mettre en place de véritables démonstrateurs de la qualité urbaine, il faudra traiter à la fois le zéro carbone net et le zéro artificialisation nette.
aN, un logiciel au service de l’innovation dans le bâtiment
Le secteur de l’écologie, resté très traditionnel, gagne en modernité avec le numérique. Il n’est qu’à observer les innovations apportées par ProfilBiodiversité pour s’en rendre compte.
- Le logiciel aN est le 1er outil d’optimisation en temps réel de l’organisation d’un foncier. Ce logiciel mesure les pressions qui s’exercent sur ce foncier, quantifie et géolocalise des marges de progression. Le numérique apporte visualisation, efficacité, réactivité et rapidité dans la prise de décision.
- aN digère l’ensemble de la bibliographie disponible, y compris les études d’impact ; sa puissante capacité d’analyse de données permet de piloter, de prédire et d’optimiser les choix d’aménagement. Il permet d’établir des plans d’actions, à court, moyen et long termes.
- Couvrant toute la chaîne de production et d’exploitation d’un projet d’aménagement, le logiciel aN identifie toutes les marges de progression possibles, à tel ou tel endroit et sur tel ou tel levier du potentiel écologique, au meilleur ratio qualité d’optimisation / prix ! Il invite les différents corps de métier et parties prenantes à se concerter sur une base factuelle multi-critères commune à tous, à définir leurs priorités et décider ensemble, ce qui est pragmatique et opérationnel.
- Si la création d’interfaces interactives, intuitives et flexibles constitue une avancée majeure dans le domaine de l’ingénierie écologique, la véritable innovation proposée par ProfilBiodiversité réside dans l’affinement régulier de ses bases de données, qui gagnent constamment en précision et en pertinence. Le logiciel aN propose une mécanique d’apprentissage de ses données multi-critères unique (écologiques, économiques, usages du foncier), en confrontant de façon continue la réalité terrain et sa modélisation, et ce de projet en projet.
aN contextualise l’action à mener, la justifie et projette ses impacts. aN permet de disposer d’un R.O.I. sur les actions écologiques. Une véritable révolution !
aN ferait-il de l’écono-logie* ?
Pour en savoir plus sur ProfilBiodiversité
* L’économie écologique : concept créé en 1982 par le chercheur français René Dubost.
https://profilbiodiversite.fr/biodiversite-le-bim-de-lamenagement/